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RTT 2025 : calcul, nombre de jours et cas du forfait jours

24/06/2026
RTT 2025 : calcul, nombre de jours et cas du forfait jours
24/06/2026

L’essentiel à retenir
  • Les RTT dépendent d’abord du contrat : horaires collectifs, forfait jours ou temps partiel.
  • En rtt 2025, le forfait 218 jours se calcule avec les jours calendaires, congés payés et jours fériés chômés.
  • À 37 h ou 39 h, les RTT proviennent des heures au-delà de 35 heures, selon l’accord applicable.
  • Les congés payés et jours fériés modifient fortement le total de repos disponible sur l’année.
  • Vérifiez toujours l’éligibilité, le compteur exact et les règles de prise avant de poser ou monétiser vos jours.

Les RTT posent souvent la même question de départ : combien de jours avez-vous vraiment, et surtout selon quelle mécanique ? Entre les horaires collectifs à 37 ou 39 heures, le forfait jours, les congés payés et les jours fériés, les compteurs se mélangent vite. Résultat : le calcul devient flou, puis contestable. Si vous pilotez une équipe, une paie ou simplement votre propre temps de travail, mieux vaut repartir du bon cadre avant de compter quoi que ce soit.

Sommaire :

RTT 2025 : de quoi parle-t-on vraiment selon votre contrat ?

Le point de départ n’est pas le même selon que vous êtes à horaires collectifs ou en forfait annuel en jours, et c’est souvent là que tout se brouille.

RTT 2025 : de quoi parle-t-on vraiment selon votre contrat ?
RTT 2025 : de quoi parle-t-on vraiment selon votre contrat ?

Les RTT naissent quand on dépasse 35 heures

Un salarié à 37 heures ou 39 heures ne “gagne” pas des RTT au sens magique du terme. Il effectue des heures au-delà de la durée légale du travail, soit 35 heures par semaine, et ces heures sont compensées par du repos ou par un dispositif prévu par l’accord applicable.

La logique est simple : on ne paie pas toujours tout en heures supplémentaires, on peut aussi rendre du temps. Quand on parle de réduction du temps de travail, on vise donc un mécanisme de compensation, pas un bonus automatique.

Selon l’entreprise, l’accord d’entreprise ou la convention collective peut prévoir des jours de RTT, des repos de compensation ou un aménagement du temps de travail sur l’année. Deux salariés à 39 heures peuvent donc avoir un calcul différent si leur accord interne ne repose pas sur la même base.

Prenons un cas très courant. À 39 heures, vous avez 4 heures de plus par semaine que la durée légale. Sur 47 semaines réellement travaillées, cela fait 188 heures “en plus”, soit l’équivalent d’environ 23,5 jours de repos si l’on raisonne sur une base de 8 heures par jour.

Définition
Les RTT sont des jours de repos liés à un temps de travail supérieur à 35 heures. Les JRS, ou jours de repos supplémentaires, désignent souvent le repos attaché au forfait jours, où l’on ne compte plus les heures mais un nombre annuel de jours travaillés. Le forfait jours, lui, fixe un plafond annuel de jours travaillés, par exemple 218 jours. La durée légale du travail en France reste de 35 heures par semaine pour la plupart des salariés à temps plein.

Au forfait jours, on parle souvent de JRS

Le cadre en forfait jours entend souvent parler de RTT, mais techniquement il est plus juste de parler de JRS ou de jours de repos liés au plafond annuel. Ici, on ne suit plus le compteur en heures. On regarde le nombre de jours travaillés par an, avec une borne maximale fixée par la convention de forfait et l’accord collectif.

Le schéma le plus répandu reste le forfait 218 jours. Cela veut dire qu’un salarié en forfait annuel en jours peut travailler jusqu’à 218 jours dans l’année, sous réserve de respecter les règles de repos quotidien, de repos hebdomadaire et de suivi de la charge de travail.

Ce n’est pas un quota théorique posé pour faire joli sur une fiche de paie. C’est la borne qui évite de faire sauter le couvercle du temps de travail. Le calcul 2025 dépendra donc du nombre de jours calendaires, des week-ends, des congés payés, des jours fériés tombant en semaine et, parfois, d’un forfait réduit.

Vous vous demandez peut-être si le mot RTT reste correct dans le langage courant ? Oui, mais il faut savoir ce qu’on met derrière, sinon le calcul part de travers.

Qui y a droit, et qui n’en a pas automatiquement

Les salariés concernés sont d’abord ceux qui travaillent au-delà de 35 heures avec un accord prévoyant des jours de repos. On trouve aussi les salariés en forfait annuel en jours, les salariés couverts par une convention de forfait, et certaines organisations avec un aménagement du temps de travail sur une période plus longue que la semaine.

En revanche, le droit aux RTT ne s’applique pas par défaut à tout le monde. Tout dépend du contrat de travail, de l’accord d’entreprise et de la convention collective. Un salarié à 35 heures sans dispositif complémentaire n’a pas de RTT ; un salarié à 39 heures peut en avoir, mais pas forcément selon la même méthode qu’un autre établissement du même groupe.

Qu’est-ce qui bloque vraiment chez vous : l’éligibilité, le calcul ou la prise des jours ? En mission, c’est souvent la vraie question. On pense manquer de jours, alors que le problème vient d’un mauvais paramétrage du contrat, d’un compteur mal alimenté ou d’un accord collectif jamais relu depuis l’embauche.

Combien de jours pouvez-vous avoir en 2025 selon votre organisation du travail ?

Le bon réflexe est de séparer nettement le cas du forfait jours et celui des horaires collectifs, car le nombre de RTT ne se lit pas du tout de la même façon.

Combien de jours pouvez-vous avoir en 2025 selon votre organisation du travail ?
Combien de jours pouvez-vous avoir en 2025 selon votre organisation du travail ?

Forfait 218 jours : le calcul 2025 pas à pas

En 2025, on part de 365 jours calendaires. On retire les samedis et dimanches, soit 104 jours de week-end, ce qui laisse 261 jours potentiellement ouvrés. Puis on retire les 25 jours ouvrés de congés payés et les jours fériés non travaillés tombant sur des jours ouvrés, en gardant à l’esprit que certains jours fériés tombent le week-end et ne changent rien au compteur.

Pour un forfait standard à 218 jours, le calcul dépend du calendrier exact et de la politique de l’entreprise sur les jours fériés chômés. En 2025, plusieurs jours fériés tombent en semaine, ce qui crée mécaniquement plus de jours non travaillés si l’entreprise les accorde comme chômés.

Le total de repos obtenu n’est donc pas fixe au centimètre près, mais on tourne généralement autour de plus de quarante jours de repos hors congés payés selon les hypothèses retenues. Le vrai point de contrôle, c’est le plafond. Si le nombre de jours travaillés dépasse 218, on sort du cadre du forfait annuel en jours.

Si vous voulez le visualiser simplement, imaginez un panier de caisse : si vous partez d’un mauvais nombre de jours calendaires ou de congés, votre total final sera faux même si l’addition elle-même est juste.

Bon à savoir
En forfait jours, le nombre de jours de repos peut varier selon les jours fériés chômés, les congés payés déjà déduits et les dispositions de la convention collective. Deux salariés en forfait 218 jours peuvent donc avoir un total différent selon leur date d’entrée, leur temps partiel éventuel ou leur forfait réduit. On ne peut pas lire un chiffre unique sans regarder le contrat.

À 37 h ou 39 h, les jours naissent des heures en plus

Pour un salarié à 37 heures, on compte 2 heures de plus par semaine au-dessus de la durée légale. Pour un salarié à 39 heures, on compte 4 heures au-dessus. Ces heures peuvent être converties en repos selon la règle prévue par l’accord, ou lissées sur l’année, ce qui change le rythme de prise des RTT.

Prenons un exemple simple. À 37 heures sur 47 semaines travaillées, on obtient environ 94 heures supplémentaires “structurelles”, soit près de 11,75 jours convertis en repos si l’on applique un équivalent de 8 heures par jour. À 39 heures, on double presque le volume, avec environ 23,5 jours en équivalent théorique.

La réalité de paie peut être différente si l’accord prévoit un autre mode de conversion ou une annualisation. Le point à surveiller, c’est le jour travaillé réel, pas l’intitulé sur le contrat.

Certaines entreprises parlent de RTT alors qu’il s’agit d’heures de repos d’un cycle annualisé. D’autres parlent de jours de repos supplémentaires alors que le salarié croit disposer de RTT classiques. Le vocabulaire compte, parce qu’il pilote le compteur.

Congés payés et jours fériés changent le total bien plus qu’on ne le croit

Les congés payés ne s’ajoutent pas aux RTT comme un bonus au-dessus du compteur. Ils entrent dans le calcul global des jours non travaillés, surtout en forfait jours, où le nombre de jours travaillés est borné par le plafond annuel.

Autrement dit, un congé payé est un jour non travaillé, mais ce n’est pas un RTT. Les jours fériés demandent aussi un peu de rigueur. Un jour férié tombant en semaine réduit généralement le nombre de jours travaillés s’il est chômé dans l’entreprise.

Un jour férié tombant un samedi ou un dimanche ne change rien pour la plupart des salariés à horaires de bureau, sauf organisation particulière. C’est une source classique d’erreur dans les tableaux internes. Méfiez-vous aussi du mélange entre jours ouvrés, jours ouvrables et jours réellement travaillés.

Les ouvrés sont les jours habituellement travaillés dans l’entreprise, souvent du lundi au vendredi. Les ouvrables incluent en plus le samedi. Les calendaires, eux, comptent tous les jours de l’année. C’est loin d’être un détail quand on veut savoir combien de RTT on peut poser.

Dans le BTP, il faut aussi distinguer RTT et absences indemnisées par la caisse : les congés payés du bâtiment, leur calcul et vos droits obéissent à des règles propres.

Comment calculer vos jours de repos sans vous tromper

Le bon calcul tient en trois étapes, un peu comme une check-list de départ avant de prendre la route.

Comment calculer vos jours de repos sans vous tromper
Comment calculer vos jours de repos sans vous tromper

La formule complète, avec les bons compteurs

Pour un salarié en forfait annuel en jours, la logique de base est la suivante : on part du nombre de jours calendaires de l’année, on retire les week-ends, puis les congés payés, puis les jours fériés chômés, et on compare au nombre maximal de jours travaillés prévu par le forfait. La différence donne les jours de repos supplémentaires, selon l’accord.

Pour les horaires collectifs, la version simplifiée repose sur les heures effectuées au-delà de 35 heures. On convertit ce différentiel en jours de repos selon la règle de l’accord ou de la convention collective. Le calcul RTT ne se fait pas avec une seule formule universelle, parce que le droit du travail laisse une place importante aux accords collectifs.

En pratique, cette formule sert à trois choses très concrètes. Vérifier un bulletin de paie. Préparer une embauche. Challenger un compteur RH qui vous semble bancal. L’erreur ne vient presque jamais de la formule, mais d’un mauvais compteur au départ.

Jours calendaires, ouvrés, ouvrables : ne mélangez pas tout

Les jours calendaires, c’est simple : tous les jours de l’année, sans tri. Les jours ouvrables, ce sont les jours susceptibles d’être travaillés, en général du lundi au samedi hors jours fériés. Les jours ouvrés, eux, correspondent aux jours effectivement travaillés dans l’entreprise, souvent du lundi au vendredi.

Pourquoi ça change tout ? Parce que les congés payés sont parfois exprimés en jours ouvrables, parfois en jours ouvrés selon les pratiques et les accords. Si vous comptez 25 jours de congés payés sur une base ouvrable alors que votre entreprise raisonne en ouvré, votre nombre de RTT final ne sera pas le même.

C’est la même addition, mais pas avec le même panier de départ. Honnêtement, c’est un peu comme faire ses courses avec le mauvais ticket de caisse. Vous avez beau être précis à la fin, si le total de départ est faux, le résultat final l’est aussi.

Astuce
Gardez toujours trois colonnes séparées dans votre tableau : jours calendaires, jours non travaillés et jours travaillés. Dès que tout est fusionné dans une seule cellule, les écarts deviennent invisibles. Un bon tableau de RTT commence par des compteurs propres, pas par une belle mise en forme.

Un exemple chiffré du début à la fin

Prenons un salarié en forfait jours 2025 avec un forfait standard de 218 jours. On part de 365 jours calendaires, on retire 104 samedis et dimanches, ce qui laisse 261 jours potentiellement travaillés. On enlève ensuite 25 jours ouvrés de congés payés, puis les jours fériés chômés tombant en semaine selon l’organisation retenue.

Si l’on retient, à titre illustratif, 9 jours fériés chômés en semaine sur l’année, on obtient 227 jours réellement travaillables avant plafonnement. Le forfait 218 jours laisse alors 9 jours de repos supplémentaires au-delà des week-ends, congés et jours fériés.

Ce chiffre varie avec les hypothèses exactes, mais la mécanique reste la même. Pour un salarié à 39 heures, la logique change. On ne part plus des jours calendaires, mais des 4 heures supplémentaires hebdomadaires, puis on les convertit en repos.

Si l’accord prévoit un équivalent simple, on peut approcher un stock de 23 à 24 jours de RTT sur une année complète, avec des ajustements selon les absences et l’annualisation.

Calendrier 2025 : ponts, semaines courtes et dates à viser

Le calendrier ne sert pas seulement à faire joli dans un agenda. Il sert à poser les jours au bon moment, sans créer d’embouteillage dans l’équipe.

Les jours fériés 2025 qui tombent en semaine

En 2025, plusieurs jours fériés tombent un jour ouvré et créent des semaines plus courtes. Le 1er janvier tombe un mercredi, le lundi de Pâques le 21 avril, le 1er mai le jeudi, le 8 mai le jeudi, l’Ascension le jeudi 29 mai, le lundi de Pentecôte le 9 juin, le 14 juillet le lundi, l’Assomption le vendredi 15 août, la Toussaint le samedi, le 11 novembre le mardi et Noël le jeudi.

Les jours fériés qui tombent le week-end ne changent pas grand-chose pour un salarié de bureau. En revanche, ceux qui tombent du lundi au vendredi peuvent réduire la semaine de travail, surtout s’ils sont chômés dans votre entreprise. C’est valable pour les salariés au forfait jours comme pour ceux à horaires collectifs.

Le calendrier 2025 offre donc plusieurs séquences utiles. Janvier, mai, juin, août, novembre et décembre se prêtent bien aux semaines allégées ou aux coupures plus longues. Si vous gérez une équipe, cela compte aussi pour la continuité de service.

Un bon planning évite de concentrer les absences au même moment.

Jour férié 2025Jour de la semaineEffet fréquent
1er janvierMercrediSemaine raccourcie
21 avrilLundiWeek-end prolongé
1er maiJeudiPont possible
8 maiJeudiPont possible
29 maiJeudiPont possible
9 juinLundiWeek-end prolongé
14 juilletLundiWeek-end prolongé
15 aoûtVendrediWeek-end prolongé
11 novembreMardiSemaine à alléger
25 décembreJeudiPont possible

Les ponts les plus intéressants à poser

Les ponts les plus rentables sont souvent ceux qui transforment un jour posé en quatre ou cinq jours consécutifs de repos. Le jeudi de l’Ascension, par exemple, attire naturellement le vendredi suivant si l’activité le permet. Même logique autour du 8 mai ou du 25 décembre si votre organisation accepte une coupure élargie.

Il faut toutefois raisonner selon votre stock de congés payés, de RTT et les contraintes d’équipe. Un salarié au forfait jours peut parfois poser un JRS sans toucher à ses congés payés. À l’inverse, un salarié à 39 heures devra arbitrer différemment selon le nombre de jours de RTT déjà acquis et le rythme de prise prévu par l’accord.

Le bon réflexe, c’est de poser au moment où cela débloque un carrefour. Vous gagnez du repos sans coincer le service. Et côté entreprise, vous évitez les allers-retours de validation au dernier moment, qui finissent souvent en paie corrigée ou en mauvaise humeur.

Conseil
Essayez trois logiques de pose : long week-end, semaine allégée, ou vraie coupure d’au moins cinq jours. Dans les PME, un pré-calendrier partagé avec le manager réduit les frictions. On voit vite où se trouvent les périodes à éviter, comme les clôtures comptables ou les pics commerciaux.

Comment étaler vos jours pour éviter l’embouteillage

Étaler les jours sur l’année évite l’effet “tous les départs en même temps”. Un stock de RTT ou de JRS mal réparti finit toujours par se heurter aux périodes sensibles : lancement commercial, clôture mensuelle, rentrée, fin d’exercice. C’est là qu’on voit la différence entre un compteur théorique et une organisation tenable.

Une bonne pratique consiste à construire un pré-calendrier dès le premier trimestre. On y place les congés payés, les RTT et les périodes interdites ou déconseillées. Ce n’est pas du contrôle pour le plaisir. C’est du pilotage simple, comme une check-list avant une semaine chargée.

Dans les petites structures, ce pré-calendrier évite surtout les surprises. Si trois personnes clés posent leurs jours la même semaine, le sujet n’est plus le droit aux RTT, mais la capacité de l’équipe à absorber le trou. Et là, le calcul individuel ne suffit plus.

Les cas particuliers qui changent vraiment le calcul

C’est souvent dans les situations moins “propres” que les écarts apparaissent : arrivée en cours d’année, départ, temps partiel ou absence longue.

Embauche ou départ en cours d’année : proratiser proprement

Quand un salarié arrive ou quitte l’entreprise en cours d’année, il faut proratiser les droits au repos. La logique est simple : on ne peut pas attribuer 12 mois de droits pour 6 mois de présence. On calcule donc au prorata temporis, selon le nombre de mois ou de jours réellement couverts par le contrat.

Par exemple, un salarié au forfait 218 jours qui rejoint l’entreprise au 1er juillet ne sera pas évalué comme un salarié présent du 1er janvier au 31 décembre. On ajuste le nombre de jours travaillés attendus et, par ricochet, les jours de repos associés. Le même principe s’applique au départ en cours d’année, avec une régularisation du solde.

Au moment du départ, il faut vérifier trois choses : jours acquis, jours pris, jours restants. Si le salarié a posé trop de jours par rapport à son droit proratisé, une régularisation peut être prévue selon les textes et les clauses applicables. Si le solde est positif, il peut au contraire rester des jours à rémunérer ou à prendre avant le départ.

Temps partiel, absences et congés : ce qui réduit ou non vos droits

Le temps partiel modifie mécaniquement le calcul, puisque le volume d’heures ou de jours de travail est inférieur à celui d’un temps plein. Les RTT ou JRS peuvent donc être proratisés, selon l’accord applicable. Un salarié à 80 % n’a généralement pas le même compteur qu’un salarié à 100 %.

Les absences, elles, n’ont pas toutes le même effet. Une absence maladie peut suspendre ou non l’acquisition des RTT selon le texte applicable. Un congé maternité ou paternité obéit à des règles spécifiques. Une absence non rémunérée, elle, réduit souvent le droit acquis.

On ne peut pas répondre de façon générale sans relire le mode d’acquisition prévu. Le bon réflexe consiste à partir de la règle d’acquisition, pas du ressenti. Si le compteur est alimenté au fil de l’eau, une absence longue peut réduire le stock.

S’il est fixé en début d’année puis régularisé ensuite, la mécanique est différente. Le détail compte, surtout en paie.

Forfait inférieur à 218 jours : le calcul du forfait réduit

Un forfait réduit peut descendre à 215 jours, 210 jours ou moins selon le cadre prévu. Logiquement, plus le plafond de jours travaillés baisse, plus le nombre de jours de repos augmente, toutes choses égales par ailleurs. C’est un vrai levier pour aménager la charge de travail.

Prenons une comparaison simple. À 218 jours, le salarié reste dans le cadre standard. À 210 jours, il gagne 8 jours de repos supplémentaires par rapport au plafond classique, hors congés payés et jours fériés. Le calcul 2025 reste basé sur les mêmes compteurs, mais le résultat final change parce que la borne baisse.

Attention à ne pas traiter le forfait réduit comme un simple bonus. Il doit rester cohérent avec l’accord collectif, la convention de forfait et le suivi réel de la charge. Sinon, on croit avoir gagné du repos, mais on crée un écart entre contrat, paie et réalité du travail.

Avant de poser ou de monétiser vos jours, vérifiez ces trois points

Le dernier arbitrage porte souvent sur la prise des RTT, leur éventuelle monétisation et les règles de renonciation prévues par les textes applicables.

Prise, rachat et renonciation : ce que dit le cadre

La prise des RTT dépend d’abord de l’accord d’entreprise, de la convention collective et de la convention de forfait. Certaines entreprises imposent des fenêtres de pose, d’autres permettent une prise plus libre sous réserve du planning. Dans tous les cas, le salarié ne décide pas seul s’il existe des contraintes de service ou de validation managériale.

La renonciation aux jours de repos existe dans certains cas, notamment pour le forfait jours avec des règles strictes. Elle suppose généralement un accord écrit et une majoration salariale prévue par le texte applicable. On ne “vend” pas ses jours de repos à l’aveugle, parce que le traitement juridique et social peut varier.

La monétisation des RTT ou des JRS doit donc être vérifiée au cas par cas. Il faut regarder le contrat, les usages internes et les règles conventionnelles. Le bon réflexe, c’est de sécuriser le cadre avant de transformer du repos en rémunération.

Sinon, vous gagnez peut-être du cash à court terme, mais vous vous exposez à un calcul de paie contestable.

Bon à savoir
En cas de renonciation à des jours de repos, le nombre maximal de jours travaillés doit rester compatible avec le forfait prévu. Un accord écrit est souvent nécessaire, et la majoration salariale dépend du cadre applicable. Gardez aussi un œil sur 2026 dès maintenant, pour ne pas repartir de zéro au prochain changement de planning.

Faire le bon choix pour 2025

Si vous devez retenir une idée simple, c’est celle-ci : le calcul des RTT dépend d’abord du contrat, ensuite seulement du calendrier. Un salarié à 39 heures, un cadre au forfait jours et un temps partiel ne jouent pas avec les mêmes règles. Tant que le cadre est mal défini, le total de jours restera discutable.

Le plus utile consiste à vérifier trois points avant de poser ou de rémunérer quoi que ce soit : le régime applicable, le compteur exact et les règles de prise. C’est rapide à faire quand les documents sont à jour. Et c’est beaucoup moins coûteux qu’une correction de paie ou qu’un planning mal anticipé.

Une fois votre total sécurisé pour rtt 2025, l’année suivante devient plus lisible. On sait où sont les jours fériés, où se placent les ponts et combien de jours de repos restent réellement disponibles. Et ça, très concrètement, évite pas mal d’arbitrages faits dans l’urgence.

Certaines modalités varient selon la branche et le statut ETAM, d’où l’intérêt de vérifier la convention collective des travaux publics et ses points essentiels avant toute demande.

Foire aux questions

Comment estimer ses RTT en 2025 selon son contrat de travail ?

Le calcul dépend d’abord du régime appliqué: horaires collectifs au-delà de 35 heures ou forfait jours. À 37 h ou 39 h, les RTT proviennent des heures excédentaires, alors qu’en forfait jours on raisonne en nombre de jours travaillés sur l’année, avec un plafond comme 218 jours.

Combien de jours de repos peut-on avoir avec un forfait jours en 2025 ?

Le total varie selon les congés payés, les jours fériés chômés et les règles de l’accord collectif. Dans un forfait standard à 218 jours, on obtient généralement un volume de repos supérieur à quarante jours hors congés payés, mais le chiffre exact dépend du calendrier et des hypothèses retenues.

Les RTT 2025 sont-ils identiques pour tous les salariés ?

Non, car deux salariés dans la même entreprise peuvent relever de règles différentes. Un temps plein à 39 heures, un cadre au forfait jours et un salarié à temps partiel n’ont pas le même mode de calcul ni le même compteur de repos.

Quelles dates de 2025 sont les plus favorables pour poser ses RTT ?

Les meilleurs créneaux sont souvent les semaines avec un jour férié en milieu ou en fin de semaine, comme le 1er mai, le 8 mai, l’Ascension ou Noël. En posant un jour au bon endroit, on peut obtenir un vrai pont et transformer un seul RTT en plusieurs jours d’absence.

Quel sera le calcul des RTT en 2026 ?

Le principe restera le même, mais le résultat changera avec le calendrier 2026, les jours fériés et les éventuelles évolutions de votre accord d’entreprise. Pour anticiper, il faut repartir du même cadre de calcul et mettre à jour le nombre de jours ouvrés, les congés et le plafond applicable.

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Rédigé par
Antoine
Antoine accompagne depuis plus de dix ans dirigeants, entrepreneurs et cadres dans leurs décisions business et financières. Ancien consultant en stratégie, il décrypte avec pédagogie l'actualité économique, les enjeux de gestion d'entreprise, de finance et de formation, sans jargon inutile et toujours avec un regard pratique.

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